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PDCI-RDA : Fian Hervé, un autre haut cadre, placé sous contrôle judiciaire.
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PDCI-RDA : Fian Hervé, un autre haut cadre, placé sous contrôle judiciaire.

Par kouassi yohan 26/10/2026 17:28 4 min de lecture

Fian Hervé, membre du bureau politique du PDCI-RDA est poursuivi dans le cadre des procédures liées à la crise électorale de 2025. Plusieurs responsables de l’opposition sont également concernés.

Fian Hervé, membre du bureau politique du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), a été placé sous contrôle judiciaire après son audition devant la section antiterroriste du tribunal d’Abidjan. Candidat du parti aux dernières élections législatives à Adiaké, il figure parmi les six hauts cadres convoqués dans le cadre des procédures liées à la crise électorale de 2025.


Selon des sources proches du parti, Fian Hervé a été inculpé pour 17 chefs d’accusation. À l’issue de son audition, il a été autorisé à regagner son domicile, tout en restant soumis au contrôle judiciaire.

Cette procédure intervient dans un contexte de tensions politico-judiciaires autour des événements survenus lors de la présidentielle d’octobre 2025. Plusieurs responsables de l’opposition, notamment du PDCI-RDA et du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), font également l’objet de procédures judiciaires.


Des procédures liées à la crise électorale de 2025

La présidentielle d’octobre 2025, remportée par le président sortant Alassane Ouattara, faut-il le rappeler, a été marquée par des violences ayant occasionné des morts, des blessés et des dégâts matériels. Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam, les deux principales figures de l’opposition, avaient été exclus du processus électoral suite à des décisions politico-judicaires controversées.

Le PDCI-RDA, le PPA-CI et leurs alliés du Front commun contestaient la légalité de la candidature d’Alassane Ouattara à un quatrième mandat et l’exclusion de leur candidat respectif. Ils réclamaient également des conditions d’organisation d’une élection transparente, inclusive et apaisée. Selon les chiffres officiels, la répression des manifestations a entraîné plus de 1 600 arrestations, 11 morts, dont un officier de gendarmerie, et 71 blessés.

Cette succession de procédures visant les responsables de deux grandes formations de l’opposition constitue un signal politique grave. Le PDCI-RDA y voit une nouvelle étape dans la pression exercée sur ceux qui portent une voix différente et réclament des garanties démocratiques pour notre pays

Lors d’une conférence de presse le 16 septembre 2026, soit près d’un an après ces évènements, le procureur de la République, Koné Braman, avait déclaré que les faits concernés n’étaient pas prescrits. « Le timing des hommes politiques n’est pas le mien », avait-il affirmé.


Ces déclarations, intervenues au lendemain de l’interpellation et du placement sous mandat de dépôt de Koné Katinan, ancien ministre et quatrième vice-président du PPA-CI, ont précédé une série de convocations de responsables de l’opposition.

Avant Fian Hervé, plusieurs personnalités de l’opposition, dont quatre cadres du PDCI-RDA, avaient été placées sous contrôle judiciaire. Aziz Thiam, Georges-Philippe Ezaley, vice-président, Yohou Dia Houphouët, vice-président, et Roger M’Bia, directeur de cabinet de Tidjane Thiam, ont également été auditionnés et inculpés pour 17 chefs d’accusation.


Au PPA-CI, Koua Justin, secrétaire général adjoint, Emmanuel Acka, directeur de cabinet de Laurent Gbagbo, et Sébastien Dano Djédjé, président du Comité stratégie et politique (CSP), ont également été placés sous contrôle judiciaire. Ils ont regagné leur domicile après leur audition.

L’opposition dénonce une pression judiciaire

Dans une déclaration signée le samedi 17 octobre 2026, le secrétaire exécutif en chef du PDCI-RDA, Yapo Yapo Calice, a dénoncé des procédures qu’il juge « politiquement motivées ».

« Cette succession de procédures visant les responsables de deux grandes formations de l’opposition constitue un signal politique grave. Le PDCI-RDA y voit une nouvelle étape dans la pression exercée sur ceux qui portent une voix différente et réclament des garanties démocratiques pour notre pays », a-t-il exprimé. De son côté, Dr Dramane Koné, cadre d’ADCI et proche d’Assalé Tiémoko, lui-même sous contrôle judiciaire, estime que ces procédures relèvent d’une « manœuvre politique ».


 « Nous croyons, pour nous à l’opposition, que c’est une manœuvre, c’est un acharnement sur l’opposition pour, peut-être à la longue, briser l’élan, la capacité de tous ceux qui sont capables de battre le RHDP en 2030 », a-t-il déclaré lors d’une émission diffusée sur NCI 360 le dimanche 18 octobre. « C'est dire que cette pression est un acharnement que nul ne peut nier, et ça n'a pas son sens dans un État de droit », a-t-il ajouté, dénonçant ainsi ce qu’il considère comme une pression exercée sur l’opposition.

 

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