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Côte d’Ivoire : Dr Koné Dramane dénonce un « acharnement judiciaire » contre l’opposition.
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Côte d’Ivoire : Dr Koné Dramane dénonce un « acharnement judiciaire » contre l’opposition.

Par kouassi yohan 20/10/2026 10:35 3 min de lecture

Les convocations judiciaires visant des cadres du PDCI-RDA et du PPA-CI suscitent des inquiétudes au sein de l’opposition ivoirienne. Dr Koné Dramane, cadre d’aujourd’hui et demain la Côte d’Ivoire (’ADCI), y voit un « acharnement judiciaire » susceptible, selon lui, d’affaiblir les formations politiques opposées au RHDP, alors que des discussions sont engagées sur la réforme de l’organe électoral.

Ces dernières semaines, plusieurs cadres du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) et du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) ont été convoqués devant la justice, notamment auprès de la section antiterroriste du tribunal de première instance d’Abidjan, pour des faits présumés, en relation avec la crise électorale d’octobre 2020.

Au PDCI-RDA, plusieurs responsables figurent parmi les personnalités concernées. Il s’agit notamment de Mandodja Mbia Roger, vice-président et directeur général du parti, de Yohou Dia Houphouët Augustin, vice-président et secrétaire exécutif chargé de la mobilisation, ainsi que de Hervé Fian et Guillaume Kouakou, membres du Bureau politique. Selon les informations communiquées par le parti, les auditions sont programmées du 15 au 23 octobre 2026.


Du côté du PPA-CI, cinq autres cadres sont également concernés par des procédures judiciaires, en plus de responsables déjà détenus. Cette situation intervient alors que les acteurs politiques discutent de la mise en place d’un organe électoral, une question centrale pour l’organisation des prochains scrutins.

Evoquant le sujet dans le cadre de l’émission NCI 360 du dimanche 18 octobre dernier, Dr Koné Dramane, a fait remarquer que cette succession de convocations intervient à une période qu’il juge sensible.


« Je pense que l'un des piliers, j'allais dire, fondamentaux de la démocratie, c'est la possibilité pour le citoyen de pouvoir choisir ses représentants, de pouvoir agir par son vote sur la destinée de son peuple. Et l'instrument, sinon l'organe qui est censé organiser tout ceci est tellement important qu'on devrait plutôt se concentrer à créer vraiment l'environnement qu'il faut pour pouvoir mener les discussions sereinement », a-t-il estimé.


Pour lui, la multiplication des procédures contre les responsables de l’opposition n’est rien d’autre « qu’une manœuvre politique » visant à briser l’élan des acteurs politiques de l’opposition.  « Nous croyons, pour nous à l’opposition, que c’est une manœuvre, c’est un acharnement sur l’opposition pour, peut-être à la longue, briser l’élan, la capacité de tous ceux qui sont capables de battre le RHDP en 2030 », a-t-il affirmé.


L’universitaire veut pour preuve les cas du président de son mouvement, Assalé Tiémoko, ainsi que des responsables du PDCI-RDA et du PPA-CI, placés « sous contrôle judiciaire » ou « en exil ». « C'est dire que cette pression est un acharnement que nul ne peut nier, et ça n'a pas son sens dans un État de droit », a-t-il dénoncé.


Ces procédures faut-il le rappeler interviennent un an après les violences survenues lors de l’élection présidentielle d’octobre 2025. Le 16 septembre dernier, lors d’une conférence de presse, le procureur de la République, Oumar Braman Koné, avait indiqué que ces faits n’étaient pas prescrits. « Le timing des hommes politiques n’est pas le mien », avait-il déclaré.

 

 

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