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Lutte contre le blanchiment : Bamako, Ouaga et Abuja sortent de la liste grise du GAFI, Abidjan maintient l'effort
Économie

Lutte contre le blanchiment : Bamako, Ouaga et Abuja sortent de la liste grise du GAFI, Abidjan maintient l'effort

Par Sumdia Méango 10/07/2026 12:50 2 min de lecture

L’actualité financière de l’Afrique de l’Ouest est marquée par un tournant majeur. Le dernier rapport du Groupe Intergouvernemental d'Action contre le Blanchiment d'Argent en Afrique de l'Ouest (GIABA) confirme des avancées significatives pour plusieurs pays de la sous-région, tandis que d'autres poursuivent leurs efforts pour assainir leur environnement financier.

 C’est une bouffée d'oxygène économique et diplomatique pour le Mali, le Burkina Faso et le Nigeria. Selon les conclusions du dernier rapport annuel du GIABA, les capitales Bamako, Ouagadougou et Abuja ont officiellement été retirées de la « liste grise » du Groupe d’Action Financière (GAFI).


Cette décision marque la reconnaissance internationale des réformes structurelles profondes entreprises par ces trois États. Pour sortir de cette surveillance renforcée, ils ont dû considérablement durcir leurs dispositifs juridiques et opérationnels en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT).


Un signal fort pour les investisseurs


L'impact de ce retrait est immédiat pour les économies concernées. En quittant la liste grise, le Mali, le Burkina Faso et le Nigeria redorent leur blason sur la scène financière internationale. Cela réduit les coûts des transactions transfrontalières, facilite les partenariats avec les banques étrangères et envoie un signal positif crucial pour attirer les investissements directs étrangers (IDE), souvent frileux face aux risques de non-conformité.


Le défi persistant de la Côte d'Ivoire


En contraste avec ces succès, la Côte d'Ivoire se retrouve sous les projecteurs. Bien qu'Abidjan ait accueilli les discussions, le pays figure toujours sur la liste grise du GAFI. Une situation qui maintient le système financier ivoirien sous une vigilance internationale stricte.

 

Loin de se décourager, les autorités ivoiriennes affichent une posture résolue. Le gouvernement intensifie actuellement ses réformes et renforce ses mécanismes de contrôle. L'objectif est clair : corriger rapidement les défaillances stratégiques identifiées par le GAFI pour emboîter le pas à ses voisins et acter sa sortie de la liste dans les plus brefs délais.

 

Alors que la discipline financière devient un critère de souveraineté et d'attractivité incontournable en Afrique de l'Ouest, la dynamique enclenchée par le GIABA montre que la rigueur commence à porter ses fruits.

 

Source : source de l'info et de l'image : linfodrome

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