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ECO : Ce que les pays ouest-africains gagnent et ce qu’ils devront abandonner selon Modibo Mao Makalou.
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ECO : Ce que les pays ouest-africains gagnent et ce qu’ils devront abandonner selon Modibo Mao Makalou.

Par Doumbia Mariam 23/09/2026 16:23 2 min de lecture

La monnaie unique pourrait faciliter les échanges et réduire certains coûts, mais elle suppose aussi de transférer une partie des décisions monétaires à une institution commune. L’économiste malien Modibo Mao Makalou détaille les deux faces de cette transition.

Passer de plusieurs monnaies à une monnaie commune ne consiste pas simplement à changer de billets. 


Pour Modibo Mao Makalou, économiste malien, le principal changement réside dans la politique monétaire. 


Les États abandonneraient leurs monnaies nationales au profit d’une banque centrale commune, chargée notamment de fixer les taux d’intérêt pour l’ensemble de la zone.


Cette évolution aurait toutefois un avantage immédiat pour les échanges régionaux. 


La disparition des opérations de change entre pays utilisant l’ECO réduirait les coûts liés aux conversions monétaires et pourrait faciliter les transactions commerciales. 


Elle suppose en revanche une forte convergence entre les économies participantes et une discipline dans la gestion macroéconomique et financière.


C’est précisément là que se situe l’un des principaux arbitrages. Une politique monétaire commune signifie que les décisions ne seraient plus prises séparément par chaque pays. 


Les économies devraient donc pouvoir supporter une politique de taux et de monnaie adaptée à des situations nationales parfois différentes.


Dans ses analyses, Makalou souligne également qu’une monnaie commune ne peut pas, à elle seule, résoudre les difficultés économiques de la région. 


Le financement de l’économie, la solidité des finances publiques, le développement du secteur privé et la mobilisation de l’épargne restent déterminants. 


Le débat sur l’ECO porte ainsi sur deux réalités à la fois sur la réduction des barrières monétaires entre les économies ouest-africaines, tout en acceptant une gestion monétaire davantage mutualisée.

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