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COP17 biodiversité et COP31 Climat : Deux rendez-vous mondiaux pour préserver la planète.
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COP17 biodiversité et COP31 Climat : Deux rendez-vous mondiaux pour préserver la planète.

Par kouassi yohan 28/10/2026 10:06 5 min de lecture

En octobre et novembre 2026, les regards de la communauté internationale se tournent vers l’Arménie et la Türkiye, où se tiennent respectivement la COP17 sur la biodiversité et la COP31 sur le climat. Deux conférences distinctes, mais complémentaires, dont les décisions sont déterminantes pour la protection des écosystèmes, la lutte contre le réchauffement climatique et l’avenir des populations. Partagez


La planète fait face à une double urgence environnementale : le dérèglement climatique et l’érosion accélérée de la biodiversité. Pour y répondre, les Nations Unies organisent en 2026 deux grands rendez-vous internationaux, la 17e Conférence des Parties (COP17) à la Convention sur la diversité biologique, à Erevan, en Arménie, du 19 au 30 octobre, et la 31e COP sur le climat, à Antalya, en Türkiye, du 9 au 20 novembre 2026.


Si ces conférences portent sur des conventions différentes, elles poursuivent un objectif commun : renforcer la coopération internationale pour protéger la planète et garantir des conditions de vie durables aux générations actuelles et futures. Le terme COP, abréviation de « Conference of the Parties », signifie « Conférence des Parties ». Il désigne une instance décisionnelle réunissant les États ayant adhéré à une convention internationale. Les chiffres 17 et 31 correspondent aux éditions successives des conférences consacrées respectivement à la biodiversité et au climat.


COP17 : accélérer la protection de la biodiversité

Ouverte le 19 octobre à Erevan, la COP17 sur la biodiversité revêt une importance particulière. Elle constitue une première étape majeure d’évaluation collective des progrès accomplis dans la mise en œuvre du Cadre mondial de Kunming-Montréal, adopté en 2022. Ce dispositif international fixe des ambitions fortes à l’horizon 2030, notamment la restauration de 30 % des écosystèmes dégradés et la conservation de 30 % des terres, des eaux intérieures et des espaces marins.


L’enjeu de cette conférence est donc de mesurer les avancées, d’identifier les retards et de renforcer les moyens financiers, techniques et institutionnels

La COP 17 sur la biodiversité vise également à enrayer l’extinction des espèces menacées imputable aux activités humaines. L’enjeu de cette conférence est donc de mesurer les avancées, d’identifier les retards et de renforcer les moyens financiers, techniques et institutionnels nécessaires à la réalisation de ces objectifs.

Cette mobilisation est d’autant plus urgente que la biodiversité subit des pressions croissantes liées à la déforestation, à l’agriculture intensive, aux activités minières, à la pollution et au changement climatique. Jusqu’à un million d’espèces sont menacées d’extinction dans le monde. Au-delà de la protection de la faune et de la flore, la préservation des écosystèmes représente un impératif économique et social. L’alimentation, la santé, l’accès à l’eau, les ressources naturelles et les activités de nombreuses communautés dépendent directement du bon fonctionnement des milieux naturels.


Prévue du 9 au 20 novembre 2026 à Antalya, la COP31 intervient dans un contexte marqué par la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes et la succession de records de chaleur. Depuis l’adoption de l’Accord de Paris à la COP21, en 2015, les États se sont engagés à contenir l’élévation de la température moyenne mondiale bien en dessous de 2 °C, tout en poursuivant les efforts pour la limiter à 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels.

Cependant, les trajectoires actuelles demeurent préoccupantes. Les projections évoquent un réchauffement de 2,8 °C d’ici à la fin du siècle si les politiques actuelles restent inchangées. Même la mise en œuvre intégrale des engagements climatiques nationaux et supplémentaires de neutralité carbone ne garantirait pas le respect de la limite de 1,5 °C.


La COP31 devra ainsi contribuer à renforcer la réduction des émissions de gaz à effet de serre, à accélérer l’adaptation aux conséquences du dérèglement climatique et à mobiliser des financements en faveur des pays en développement. La question d’une transition juste, tenant compte des travailleurs et des communautés vulnérables, figurera également parmi les enjeux majeurs. L’organisation de cette conférence prévoit un partage inédit des responsabilités entre la Türkiye, pays hôte, et l’Australie, chargée de conduire les négociations en partenariat avec les États insulaires du Pacifique.


Deux COP, un même combat

La complémentarité entre ces deux conférences constitue l’un des principaux enjeux de l’action environnementale mondiale. Le changement climatique fragilise les habitats naturels, bouleverse les cycles biologiques et menace la survie de nombreuses espèces. En retour, la dégradation des écosystèmes réduit la capacité de la planète à absorber le carbone et à amortir les effets du réchauffement.


Les forêts, les mangroves, les océans et les zones humides jouent notamment un rôle essentiel dans la régulation du climat. Leur préservation constitue donc un levier important de réduction des émissions et de renforcement de la résilience des territoires. Pour les pays africains, particulièrement exposés à la sécheresse, aux inondations, à la dégradation des sols et aux perturbations agricoles, les résultats des deux COP revêtent une portée concrète. Ils peuvent contribuer à renforcer la sécurité alimentaire, protéger les moyens de subsistance et soutenir des politiques de développement plus durables.


Toutefois, les engagements internationaux ne suffiront pas sans des financements prévisibles, un transfert de technologies, une meilleure gouvernance environnementale et une implication effective des collectivités, des entreprises, des organisations de la société civile et des citoyens. En définitive, la COP17 et la COP31 ne sont pas deux événements concurrents, mais deux leviers d’une même ambition : préserver le vivant et stabiliser le climat. Leurs conclusions pèseront sur la capacité des États à transformer les promesses en actions concrètes, alors que l’avenir des écosystèmes et celui des sociétés humaines sont plus que jamais liés.

 

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