Côte d’Ivoire : le ministère de l’Environnement définit 3 priorités pour protéger la santé des populations.
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Côte d’Ivoire : le ministère de l’Environnement définit 3 priorités pour protéger la santé des populations.

Par kouassi yohan 03/11/2026 11:20 4 min de lecture

Dans le cadre de la Journée mondiale 2026 « Une seule santé », célébrée chaque 3 novembre, le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, à travers son ministre Abou Bamba, a décliné trois priorités pour renforcer la protection de la santé humaine, animale et environnementale en Côte d’Ivoire.

Placée sous le thème « Une seule santé : agir ensemble. Prévenir mieux. Protéger durablement », la célébration de cette journée, ce mardi 3 novembre 2026, a également permis au ministre d’attirer l’attention sur les menaces sanitaires transfrontalières, notamment la confirmation récente d’un cas importé de maladie à virus Ebola à Abuja, au Nigeria. Dans son adresse, il a souligné que cet épisode « rappelle la nécessité de renforcer la vigilance, la détection précoce des maladies et le partage rapide d’informations fiables entre les différents acteurs ».

Les trois axes d’intervention

Face à ces enjeux, Abou Bamba a décliné trois grandes priorités pour la Côte d’Ivoire. La première concerne "la protection des ressources en eau et le renforcement de la sécurité sanitaire des aliments". À cet effet, le ministre a insisté sur la nécessité de « préserver la qualité de l’eau, essentielle à la santé des populations, à l’agriculture, à l’élevage et aux activités économiques ». Cette exigence est particulièrement importante dans les zones touchées par l’orpaillage illégal, où la pollution des cours d’eau et la dégradation des écosystèmes aquatiques exposent directement les communautés à des risques sanitaires.

« Nous ne protégerons durablement la santé des populations que si nous protégeons simultanément les animaux, les ressources naturelles et les écosystèmes dont dépend notre avenir »

La deuxième priorité porte sur "la lutte contre la résistance aux antimicrobiens". Ce phénomène, qui entraîne une diminution de l’efficacité de certains médicaments, constitue une menace majeure pour la santé humaine et animale. Pour y faire face, le ministre préconise « une utilisation responsable des médicaments, un renforcement de la prévention des infections ainsi qu’une meilleure gestion des déchets et des effluents susceptibles de favoriser la propagation des microorganismes résistants ».

La troisième priorité vise la préservation des écosystèmes et le renforcement de la surveillance des interactions entre les humains et les animaux. Pour Abou Bamba, la protection de la biodiversité ne relève pas uniquement d’un enjeu écologique, mais constitue également un investissement stratégique pour la santé publique. En effet, la destruction des habitats naturels et les pressions exercées sur les écosystèmes peuvent modifier les interactions entre les populations humaines, les animaux domestiques et la faune sauvage, créant ainsi des conditions favorables à l’émergence de nouvelles maladies.

Une approche fondée sur la collaboration entre les secteurs

Au-delà de ces trois priorités, Abou Bamba a rappelé l’importance de l’approche « Une seule santé », fondée sur l’interdépendance entre la santé humaine, la santé animale, la santé végétale et celle des écosystèmes. Pour le membre du gouvernement, ces différentes dimensions ne peuvent être considérées séparément, tant elles sont étroitement liées aux conditions de vie et au bien-être des populations. « La santé humaine, la santé animale et la santé des écosystèmes sont indissociables », a-t-il souligné. Il a ainsi rappelé que la dégradation de l’environnement constitue également une menace pour la santé publique, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des communautés.

Le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique entend ainsi prendre pleinement sa part dans cette dynamique nationale. Pour Abou Bamba, la transition écologique ne saurait être dissociée de la protection de la santé humaine et animale. Il a, à cet effet, appelé les administrations, les collectivités locales, les entreprises et les citoyens à s’engager dans cette démarche collective. « Nous ne protégerons durablement la santé des populations que si nous protégeons simultanément les animaux, les ressources naturelles et les écosystèmes dont dépend notre avenir », a-t-il déclaré, invitant chacun à agir sans attendre la survenue d’une nouvelle crise sanitaire.

 

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